Les ressources minières au Gabon
Le manganèse
En 2012, la production minière au Gabon a essentiellement consisté en l’extraction de manganèse. Les réserves gabonaises sont estimées à 200 millions de tonnes. pour une production en baisse de -1,7% en 2012 (3,1 millions de tonnes contre 3,6 en 2008), baisse causée notamment par la gêne occasionnée par des infrastructures défaillantes (ligne de chemin de fer en mauvais état). L’objectif de production en 2013 est fixé à 4 millions de tonnes.
Le Gabon est le deuxième producteur mondial de minerai de manganèse à haute teneur (de 45 à 50%). Le principal gisement de manganèse, situé à Moanda dans le sud-est du pays est exploité par la société Comilog, filiale du groupe métallurgique français Eramet et de l’Etat gabonais.
Le groupe chinois CITIC exploite également depuis 2012 ce minerai dans la région de N’djolé (réserve de 30 millions de tonnes).
Le manganèse gabonais est principalement exporté vers la Chine (1/4 des exportations de manganèse). Plus de 90% de ce dernier est utilisé sous forme de ferro-alliages, principalement dans la sidérurgie.
Le fer
Le principal gisement se trouve à Belinga au nord-est du Gabon. Découvert en 1895, sa teneur serait de 64% et les réserves s’élèveraient à 1 milliard de tonnes. Le contrat d’exploitation de ce gisement a été accordé à une société chinoise d’équipements, CMEC (China Machinery Equipment Corporation) en 2005 mais des freins économiques et juridiques n’ont pas permis pour le moment de débuter l’investissement, qui s’élèverait à 10 milliards de dollars financés par Eximbank Chine.
Un contrat d’évaluation vient d’être signé avec un cabinet spécialisé anglo-saxon pour deux ans afin d’évaluer le potentiel minier exact des sites concernés.
L’or et le diamant

Le Gabon a un excellent potentiel pour des gisements d’or primaires. Managem, une filiale marocaine du groupe ONA, a mis débuté sa production d’or en 2012 dans le petit gisement d’or de Bakoudou (environ 5 tonnes), au sud de Moanda. Les exportations totales d’or en 2012 se sont élevées à 680 kgs, comprenant également la production des petits producteurs artisanaux. Les travaux d’exploration continuent dans la région de Bakoudou ainsi qu’à Eteké, dans la région de Mouila. Concernant le potentiel diamantifère les travaux de recherche menés par les sociétés sud-africaines De Beers et SouthernEra et canadienne Motapa Diamonds n’ont pas été encourageants et il n’y a actuellement aucune société explorant le diamant au Gabon.
Le niobium
La société Maboumine (filiale de COMILOG) poursuit des tests métallurgiques sur la zone minéralisée complexe de Mabounié, près de Lambaréné, qui contient, outre du niobium, des terres rares, du phosphate et de l’uranium, avec pour objectif de trouver un procédé pour l’extraction économique de ces substances.
L’uranium

Un total de 26 600 tonnes d’uranium a été exploité au Gabon de 1961 à 1999 par la Compagnie des Mines d’Uranium de Franceville (COMUF), une filiale à 68,4% du groupe nucléaire AREVA. Grâce à une reprise des cours d’uranium, AREVA a repris des travaux de recherche fin 2006 et, fin 2008, après des investissements de plus de 2,2 Milliards de FCFA, a constitué une nouvelle filiale à 100%, AREVA GABON, installée à Franceville Des sondages de recherche ont démarré en 2009 et sont toujours en cours.
L’uranium